Trek de 10 jours en Islande 

Voilà un pays qui m’a toujours fait rêver et qui continue. Ce pays concentre à lui seul tout ce qui me touche et me plaît. Plus qu’un récit de mon trek en Islande entre Þórshöfn et Askja soit environ 180 kilomètres, je vais essayer de vous faire partager mon ressenti et de vous donner des informations intéressantes sur l’Islande. 

L’histoire de mon trek en Islande

Avant ce trek, j’avais déjà passé quelques jours en Islande, voyage qui était très diffèrent de celui dont je vais parler juste après, mais il a été le préambule à une envie irrésistible de découvrir encore plus ce magnifique pays. 

J’ai donc décidé en mai de partir de nouveau en Islande mais cette fois pour une aventure complètement différente, pas de voiture et dans l’une des parties les moins habitées de l’île. 

La préparation de mon trek en Islande

On pourrait écrire un livre sur le sujet de la préparation d’un trek. N’étant pas un grand sportif, je me suis dit qu’un peu de remise en forme ne me ferait pas de mal, donc un rendez-vous est pris avec la salle de sport tous les deux jours. Je n’ai fait que du sport autoporté, à savoir natation, vélo, rameur et vélo elliptique, l’idée étant d’éviter au maximum les blessures : en premier, car ça fait mal, deuxièmement, cela aurait pu compromettre mon voyage. 

Le trajet du trek

L’idée de départ était un peu folle, compte tenu de ma condition physique, traversée l’Islande du Nord-Est au Sud (voir Carte). Je fais un peu de sport et je n’ai pas peur de me faire mal mais ce trajet ne représentait pas loin de 25 jours de trek. Un peu trop à mon goût quand même et je ne vous parle pas de vendre l’idée a ma copine…

Autre point important,  le mental,  ne souhaitant faire des treks que tout seul ou en tout cas, celui-là, je me suis dit que 25 jours seul allez sacrement entamer ma motivation a la longue. 

Je suis donc parti avec l’idée de rejoindre Askja et de continuer si j’en voulais encore. J’ai arrêté à Askja. 

J’ai décidé de commencer mon trek a Þórshöfn, pour plusieurs raisons : 

  • Je souhaitais commencer dans une région où il y a peu de monde, cette toute petite de pécheurs du nord-est de l’Islande répond parfaitement à ce critère. 
  • Cette ville est accessible par transport, j’ai fait le choix de l’avion. Je reviendrai sur ce point. 
  • Le trajet en Þórshöfn et Reykhalid près du lac Mytvatn, ne possède presque pas de sentier et passe par de hautes collines verdoyantes ou personne ne vit. De plus, cerise sur le gâteau, cette région possède de nombreux lacs et rivières, ce qui en plus d’être beau permet de boire. Sur ce point pas trop d’inquiétude à avoir ou que vous alliez en Islande l’eau n’est jamais loin. 

Hôtel et Avion

Je réserve donc un billet aller simple pour Reykjavik au départ de Dublin ou je vis, puis mes billets pour rejoindre Þórshöfn, il n’y a pas de vol direct, je prends donc un billet pour Akureyri puis un autre billet Akureyri/Þórshöfn. Je trouve des billets qui collent parfaitement, atterrissage à Reykjavik le lundi soir vers 19H00 départ pour Akureyri le lendemain à 6H00 et le dernier vol dans la foulée. Je réserve donc un hôtel où j’ai déjà passé une nuit lors de mon précèdent voyage sur l’aéroport de Keflavik. 

A ce moment-là, je suis content tout est prêt, coté transport et hébergement. Je dois aussi avouer que je suis assez excité par le vol entre Akureyri et ma destination finale car je m’attends à un tout petit avion, je ne serais pas déçu. 

Je pars donc le lundi soir de Dublin, pour une arrivée 2h30 plus tard à Keflavik. Le vol se passe bien malgré que je voyage avec une compagnie que je déteste j’ai nommé WOW AIR. Durant ce voyage, j’ai eu des problèmes, j’ai souffert et j’ai eu peur, j’y reviendrai plus tard mais le seul vrai point négatif que je retiens est cette compagnie. J’avais déjà fait les frais de leur amabilité lors du précèdent voyage. Je m’attendais à revivre une expérience similaire, ça n’a pas manqué.

Ce qui est terrible et tellement dommage c’est que les avions que j’ai pris avec eux à savoir 4 étaient propres, plutôt confortables et le personnel agréable, mais alors le personnel au sol c’est autre chose, en tout cas avec les personnes avec qui j’ai eu à faire, mal polis presque insultants. Le problème c’est qu’au départ de Dublin il n’y a pas vraiment le choix d’autres compagnies, de Paris c’est à peu près la même chose. Je n’aime pas être négatif comme cela, ce sera mon seul « coup de gueule » de cet article. 

Akureyri est la deuxième plus grande ville d’Islande apres Reykjavik, elle est située au nord du pays et 50 km au sud du cerlce polaire artique. 

Vers la fin du vol, je commence à avoir un doute sur mon organisation et en arrivant à l’aéroport mon doute se confirme quand je ne vois aucun départ à destination d’Akureyri. En regardant Google Map je comprends que les vols intérieurs sont organisés par la compagnie Icelandair au départ de l’aéroport de Reykjavik dont j’ignorais jusque-là totalement l’existence. Je dois donc prendre une nouvelle réservation dans un nouvel hôtel proche du bon aéroport cette fois.

Je trouve une chambre à l’hôtel Icelandair Naturalia, je n’ai plus qu’à prendre le bus pour rejoindre l’hôtel. Vous pouvez prendre un ticket directement avant la sortie de l’aéroport deux compagnies s’affrontent : Flybus et AirportDirect . Je n’ai pas d’avis sur l’une ou l’autre. Comptez un trajet de 40 minutes entre l’aéroport et le centre-ville surtout important au moment du retour pour ne pas manquer le vol. Le tarif du ticket est autour de 3 000 ISK soit 20/25 Euros. 

L’équipement

Suite à mes précédents treks, j’avais déjà une bonne partie du matériel, cependant une partie m’avait posé des problèmes, notamment lors de mon mini trek précèdent en Islande principalement à cause de la pluie. Je voulais aussi réduire le poids au maximum avec pour objectif un sac autour de 15/16 Kilos maximum. Je vais écrire des articles spécifiques sur certains des équipements. 

La tente

Jusqu’à ce trek j’avais utilisé la tente Décathlon QuickHiker. Globalement une très bonne tente pour les courts treks que j’ai pu faire avec. Trois points appréciables sur cette tente : Assez légère pour une tente 2 personnes, de la place surtout quand j’étais seul, facile à monter. 

Pour ce trek plus long et dans l’objectif de réduire le poids je me suis tourné vers la tente MSR Hubba NX qui ne fait que 1.12Kg. J’ai choisi cette tente à cause des très bons commentaires que j’ai trouvé sur le web et pour le prix qui reste abordable pour une tente de cette qualité. Je n’ai vraiment pas été déçu pendant toute la durée du trek malgré le vent et la pluie qu’elle a subi. Elle existe en plusieurs tailles : 1, 2, 3 et 4 personnes. 

Le sac à dos

J’ai un vieux modèle de sac décathlon 70L (il n’est plus vendu) que j’utilise depuis des années qui a dû m’accompagner sur près de 60 jours de trek, randonnées et sorties photos au total. J’ai hésité à le changer avant de partir toujours dans une optique de réduction de poids mais aussi pour une autre raison qui m’est spécifique, j’ai des douleurs récurrentes à l’épaule qui sont aggravées par le portage du sac et je trouve les brettelles un peu trop étroites.

J’ai donc hésité à prendre le dernier modèle de la gamme Forclaz 900, pour le prix ça me paraissait un bon choix. Le problème est que Décathlon n’est pas présent en Ireland uniquement en Ireland du Nord et je n’ai pas pu me rendre à Belfast avant mon départ pour l’essayer. 

J’ai considéré une autre option un sac à dos de la marque Hyperlite, c’est la Rolls Royce du sac à dos de trek et donc on n’est pas sur le même budget. J’ai hésité et hésité puis j’ai regretté. Il y a près deux kilos de différence entre mon sac et celui-ci, c’est énorme. Je ferais un article spécifique sur ce sac car il le mérite vraiment. Coïncidence intéressante, j’ai rencontré quelqu’un de vraiment exceptionnel durant mon trek en Islande qui possède ce sac à dos mais j’y reviens plus tard. 

Nourriture

Cela a été une longue recherche. J’avais déjà utilisé des plats lyophilisés par le passé, j’avais apprécié le concept, mais pas par le gout. J’ai opté pour la marque Trek’n Eat pour une raison simple c’est la marque qui a le plus gros ratio calorie/poids que j’ai trouvée.

Une astuce cependant je vous conseille de transférer le contenu des sachets dans des sacs de congélations refermables pour plusieurs raisons : C’est plus léger, plus facile à stocker, réduit a la taille de votre poubelle dans le sac, peut contenir autre chose après (des chaussettes trempées ou pas, par exemple), permet de contrôler la quantité, … enfin pleins d’avantages. 

J’ai aussi emporté des céréales et du beurre de cacahuètes, je n’aime pas le beurre de cacahuète, mais en termes de ratio poids/calories je crois que c’est presque imbattable. Vous allez découvrir que j’ai vraiment bien fait de le prendre par la suite. 

Le Réchaud

Pour le réchaud j’ai pris le même que j’utilise déjà depuis un moment. Je le trouve extrêmement pratique surtout quand on est seul. Il est léger, compact et permet de faire bouillir de l’eau en une minute a peu prés. C’est le JetBoil Zip.

Le matelas 

Pour ce trek en Islande j’ai utilise un nouveau matelas, le Forclaz 700 de Decathlon. Le matelas est vraiment confortable et isole très bien du sol. Si j’ai un reproche a lui faire c’est que le trouve un peu lourd.

Le duvet 

Ici aussi je suis parti sur un nouvel équipement, le FORCLAZ 900 de Décathlon. Il a été absolument excellent pour ce trek.

Sécurité, le GPS, Message par satellite 

Étant donné que les premiers 4, 5 jours du trek se passaient dans une zone inhabitée, sans route et sans réseau. J’ai reçu pour consigne, conditions non négociables de la part de ma compagne de trouver une solution. Honnêtement après coup elle avait raison.

J’ai trouvé la solution, le  Garmin in Reach Explorer+.  Ce dispositif fait GPS permet aussi d’envoyer des messages par satellite, de partager sa position et d’envoyer un SOS. Il a eu une importance toute particulière pour moi le dernier jour de mon trek.  

Le Récit du Trek en Islande

Je pars le mardi matin de l’hôtel Naturalia pour rejoindre l’aéroport de Reykjavik en taxi, l’hôtel accepte sans problème de garder un deuxième sac à dos pour une durée indéterminée qui contient des affaires propres. Le chauffeur de taxi est très agréable, on parle de voyage, il me dit que je suis fou. 

L’Aéroport de Reykjavik est tout petit, trois pièces et pas de sécurité à passer. A l’aéroport d’Akureyri c’est pareil mais je suis curieux de voir l’avion qui va m’emmener à ma destination finale, je n’ai jamais été dans un avion aussi petit. Je finis par voir sur le tarmac un petit avion rouge et chrome absolument magnifique. Je veux monter maintenant tout de suite. 

30 minutes plus tard j’embarque, je filme l’avion avec ma GoPro avec la banane jusqu’aux oreilles et le bagagiste me regarde comme si j’étais demeuré. L’avion est un BAe Jetstream 32, il y a douze places et on est 4 dans l’avion pour 2 pilotes. L’avion n’effectue pas le trajet entre Akureyri et Þórshöfn de manière directe, il fait un arrêt à Vopnafjörður.

Trek islande, randonnee Islande

BAe Jetstream 32, Avion Trek Islande

Vopnafjörður est une localité de 527 habitants comprise dans la municipalité de Vopnafjarðarhreppur, 668 habitants (Source Wikipédia: Vopnafjörður ). 

Quand on arrive, le pilote coupe les moteurs devant le minuscule aérodrome et il constate que personne ne descend. Il annonce donc :  » on descend, on va prendre un café », je ne sais pas pour vous, mais pour moi c’est la première fois qu’un pilote m’invite à aller prendre le café. On repart 30 minutes plus tard pour le dernier arrêt en embarquant qu’un seul sac à dos supplémentaire. L’aérodrome de Þórshöfn ressemble au précèdent, à partir de maintenant je marche. 

 Þórshöfn est un petit village du nord-est de l’Islande qui compte environ 360 habitants. Þórshöfn (source : Wikipedia) 

Le début du trek

Je pars de l’aérodrome vers le village à 2 kilomètres vers l’ouest à ce moment je n’ai qu’une chose en tête trouver une bouteille de gaz pour mon réchaud. Si je n’ai pas de réchaud, mes plats lyophilisés ne servent à rien et je peux manger que des céréales et du beurre de cacahuète. J’ai fait des recherches, je sais que j’ai deux chances de trouver une bouteille de gaz à la petite supérette du village et la station-service. 

A la supérette pas de bouteilles de gaz, la caissière m’indique la station-service. J’entre dans la station-service et en face de moi se trouve les bouteilles de gaz. oufff de soulagement, je vais pouvoir manger et je dis a la caissière « You are saving my life » (vous me sauvez la vie), pas ma meilleure blague d’après la tête de la caissière. 

Maintenant c’est vraiment parti, objectif de la journée faire 30 kilomètres au total pour tenir mon programme mais aussi planter ma tente au milieu de nulle part. Je sais que le premier tiers n’est pas très intéressant car je dois longer une route mais je suis tellement content, je suis parti et je marche. Je commence à partager ma position avec le GPS. J’avance bien mais le sac est lourd, il faut que je m’habitue et c’est le premier jour, donc il est plein. 

Après 6 kilomètres j’ai déjà mal aux pieds, ça va être long. Je finis par arriver au croisement que j’attendais, mon premier chemin qui mène à plusieurs fermes et au-delà plus rien sur des kilomètres. Je croise un fermier qui me salue, je vois sur son visage un mélange de surprise et d’incompréhension, encore un qui me prend pour un fou.

Le chemin se termine après 5 kilomètres, je commence ce qui sera mon quotidien pour les quatre jours suivants, me diriger vers l’ouest/sud-ouest en marchant, en marchant, dans des micros sentiers créés par les moutons. 

Je marche encore 5 kilomètres, je suis épuisé et je cherche un endroit près d’un point d’eau ce sera un minuscule ruisseau. Je monte ma tente, sors le matelas et le duvet. Je suis fatigue mais heureux, je fais ce que j’aime et le paysage est déjà magnifique. Je suis entouré de collines verdoyantes recouvertes de bruyères et de petites fleurs multicolores.

Les oiseaux sont omniprésents surtout les Chevalier gambette et le  Pluvier doré, l’un de ayant des cris qui ressemblent à une veille sonnerie de téléphone portable. 

Le premier problème de ce trek en Islande

Je suis confortablement installé, je vais commencer à faire à manger. C’est à ce moment-là que le deuxième plus gros problème du trek se présente. La bouteille de gaz que j’ai acheté n’est pas compatible avec mon système de réchaud. De long « nannnnn, nannnn, ce n’est pas possible, quel idiot » s’en suivent. Je suis maintenant condamne à manger des céréales a l’eau froide et du beurre de cacahuète pour les 4, 5, 6 prochains jours en attendant d’atteindre Reykjahlid. Je l’ai déjà dit mais je n’aime pas le beurre de cacahuète. 

Ce n’est pas franchement le début d’aventure que j’attendais surtout du point de vue culinaire mais honnêtement ce n’est pas si grave, j’ai la chance d’être en Islande dans un paysage magnifique. 

Les 2 jours suivants se ressemblent. Pour me déplacer j’utilise les sillons, car on ne peut pas appeler cela des chemins, créés par les moutons. Cependant ces sillons ne me permettent pas d’avancer très vite du fait qu’ils sont très étroits, il est impossible d’y poser les deux pieds cote a cote. Je m’étais fixés pour objectif de faire 25 Kilomètres par jour durant cette étape. Cependant, malgré le fait que j’ai marché 8 heures par jour j’ai péniblement dépassé les 15 kms. 

Les moutons n’ont pas toujours créé des micros chemins allant dans ma direction, le sud-ouest. J’ai donc dû faire du hors-piste et gravir des collines mais surtout traverser des marais. La traversée de marais c’est autant amusant que fatiguant. En effet l’idée est de marcher, de sauter d’une touffe d’herbe à une autre pour éviter de s’enfoncer et d’avoir les pieds dans 30 centimètres d’eau. Pour ajouter une difficulté supplémentaire de petits insectes volants au comportement extrêmement agaçant venaient me tourner autour du visage. 

Malgré les difficultés ce n’est que du bonheur, je suis absolument tout seul je n’ai pas vu un humain ou la trace d’un depuis la rencontre avec le fermier. La météo est de mon côté, pendant les 4 premiers jours de mon trek en Islande à tel point que j’attrape des coups de soleil. En effet je n’ai jamais pensé à mettre de la crème solaire dans mon sac à dos.

Les paysages sont somptueux, des collines verdoyantes aux sommets rocailleux, de petites rivières, des lacs. De plus, les moutons et les oiseaux, mes compagnons qui ne me lâcheront pas avant les deux derniers jours de mon voyage. Je baptise l’oiseau qui produit un son de vieux téléphone portable, Itinéris. 

islande, trek nord est islande

Islande Nord est

Le soir est définitivement mon moment préféré de la journée. Je monte ma petite tente, installe mon duvet, mange quelques céréales et du beurre de cacahuète, cherche de l’eau. Le plus souvent j’ai arrêté de marcher autour de 17h30 et a 18h30/19h00 j’avais terminé de m’installer, de manger et de réparer les bobos de la journée. 

Je pouvais ensuite démarrer mon activité favorite lire au chaud dans mon duvet. Je dois dire que ça s’est encore amélioré par la suite quand j’ai pu faire du thé mais j’y reviendrai.  Comme beaucoup de monde je préfère lire sur du papier, mais en trek emporter trois romans de Jean-Christophe Grangé est un luxe que je ne pouvais pas me permettre.

C’est donc grâce à l’infini sagesse d’Amazon et de son Kindle que j’ai pu apprécier la lecture de La Forêt des Mânes. J’ai eu l’impression de faire un voyage dans un voyage grâce à ce Roman, tout en étant en Islande j’ai pu découvrir une partie de l’Amérique du Sud.  

 Je me rapproche de plus en plus de mon objectif au soir du troisième jours de mon trek, j’arrive à appeler ma compagne grâce au 3310 de Nokia qu’elle m’a offert pour le voyage. J’étais parti pour n’utiliser que les messages envoyés grâce au GPS durant le trek mais honnêtement le 3310 a été très pratique, j’ai eu de la réception quasiment partout et la batterie est increvable.  

 Je demande donc à ma compagne de me réserver deux nuits d’hôtel a Reykjahlid pour le sur lendemain. Je suis à 60 kilomètres, ça va être dur je dois faire 30 kilomètres par jour pour atteindre Reykjahlid et le terrain sur le 1er jour n’est vraiment pas facile.  

Ma plus longue journée de marche, elle commence comme les deux précédentes de ce trek. Il me faut suivre les sentiers des moutons et passer au travers d’un marais. Je vois enfin apparaître l’ouverture entre les deux collines.

A la sortie des collines, le paysage s’ouvre sur une immense plaine. Trois lac bordent les collines et me zigzaguer, après ce la le sol est uniquement compose de roche volcaniques. La pluie commence a tomber et je n’ai plus une goute d’eau dans ma gourde, je dois absolument atteindre le fleuve.

Jökulsá á Fjöllum - Dettifoss - Trek Island

Jökulsá á Fjöllum

 Le fleuve que je finis par atteindre est en fait le Jökulsá á Fjöllum, son nom signifie “la rivière glaciaire des montagnes” il prend sa source au glacier de Vatnajökull. A 6 kilomètres au nord de mon campement le fleuve donne naissance à la plus puissante chute d’Europe : Dettifoss. 

 Moment de souffrance durant ce trek en Islande 

Au bout du troisième jour mon caleçon a commencé me faire souffrir à cause des frottements sur la cuisse, au bout du troisième jour ça a commencé vraiment à faire mal et au quatrième c’était absolument insupportable. Quand je me suis réveillé le matin du 4eme jours quand je devais rejoindre Reykjahlid ça me faisait mal même en portant mon pantalon thermique. La journée s’annonçait mal. 

L’objectif étant donc Reykjahlid quand je regardais la carte et le GPS, en ligne droite il y avait 30 kilomètres seul problème il y a une rivière à traverser A ce moment-là, tout ce que j’espère c’est le courant et la taille de la rivière ne sera pas la même que celle où j’ai planté ma tente. 

Une autre solution me vient, longer la piste des voitures, il y aura bien un pont et si j’ai vraiment très mal je pourrais faire de l’auto-stop. 

Je choisi une solution hybride je marche le long de la piste au départ vers le sud puis je me dirige vers mon objectif à l’ouest et enfin traverse la rivière/ le fleuve pour rejoindre la grande route et là je ferai du stop. 

C’est parti je marche donc 3h/4h, j’avance vite le sol est plat, composé de cailloux la piste a été compactée. Néanmoins, vers la fin ma cuisse me fait vraiment souffrir, jusqu’au moment où je découvre la rivière, j’ai vraiment très mal.  Rivière identique à celle que j’ai quitté le matin. Je ne baisse pas les bras mais mon moral en a pris un coup. Je longe là le fleuve en direction la route dans l’espoir d’y trouver un pont si je ne peux vraiment pas traverser. 

Le problème est que le pont, s’il existe est à 10km vers l’Est. Non seulement une bonne partie de la marche que j’ai faite depuis le matin n’aura servi à rien mais en plus je devrais refaire ces 10 kms vers l’ouest une fois la rivière passée. 

Je longe donc la rivière et je vois qu’elle s’élargit et qu’elle est séparée par un terre-plein, cela peut être ma chance, en espérant que le niveau de l’eau soit moins important. Une fois arrivée là-bas je me mets en caleçon, je mets mes affaires dans mon sac.

En temps normal, que mon sac à dos soit mouillé ou tombe complément dans l’eau ne serait pas vraiment un problème car toutes mes affaires sont protégées dans des sacs étanches (Je ferais un article sur les sacs étanches), cependant aujourd’hui c’est un problème de taille car faire du stop avec un sac à dos rempli d’eau me parait vraiment être un défi. 

J’avance deux mètres dans la rivière avec mon sac sur la tête et j’ai déjà de l’eau plus haut que la taille. Le projet de traversée la rivière tombe à l’eau ! et je viens de rallonger mon périple de la journée de près de 20 kilomètres. 

A ce moment-là je pense à Mike Horn qui est un des êtres humains qui m’impressionne le plus. Je ne sais pas si vous avez déjà regardé son émission ou il en même une célébrité pour quelques jours dans un endroit reculé. Ce qui m’impressionne le plus est le moment où la célébrité râle ou dit que c’est dur et souvent je comprends par ce que ça n’a vraiment pas l’air facile et Mike Horn réponds : « Mais c’est super ! » 

 Je décide donc d’adopter la solution Mike Horn, je profite de cette rivière pour me laver. Cela aura au moins l’avantage de nettoyer ma brûlure à la cuisse, de soulager les pieds mais surtout de soigner mon moral. 

 J’arrête de me plaindre intérieurement et je me rends compte de la chance exceptionnelle que j’ai de me laver dans une rivière absolument magnifique en Islande. 

Après ça je me sens mieux, je remets mes vêtements puis direction la piste pour faire du stop. 

Les humains peuvent être exceptionnels

J’ai 4 kilomètres à faire pour rejoindre la piste et espérer trouver une voiture, qui peut, soit me conduire directement a Reykjahlid soit m’emmener jusqu’à la grande route pour trouver une autre voiture. Cela a été les 4 plus longs kilomètres de ce trek en Islande, ma cuisse m’a fait terriblement souffrir et j’ai eu l’impression que mon sac à dos avait gagné 10 kilos. 

J’ai fini par arriver à la piste et commencer à la longer en faisant du stop.  

La grande route en question est en fait la route 1 qui fait le tour de l’Islande. La route passe par toutes les grandes villes et elle est souvent utilise comme itinéraire pour les road trip et par ceux faisant le tour de l’Islande à vélo notamment. 

Une dizaine de voitures passent avant que Jakub ne s’arrête. Jakub conduit un van d’excursion dès que je monte je commence à répéter « Thank You, Thank You », j’ai répété ça 10 fois. Il me demande ou je vais, je réponds « Reykjahlid », il me dit « I am going there too » (J’y vais aussi). Je n’y croyais pas. Dans le van il y a 5 ou 6 touristes asiatiques qui n’ont pas l’air plus étonnés que ça de me voir là. Pour moi, c’était surréaliste, je n’ai eu à faire du stop que 5 minutes et ils vont dans ma direction. 

 Après 20 minutes sur la route 1 je suis étonné qu’on ne soit pas déjà arrivé, il n’y avait que 20 kilomètres à faire. Je finis par comprendre qu’ils ont une visite à faire avant d’arriver à Reykjahlid. L’excursion en question est HVERIR, l’un des plus beaux sites de solfatares d’Islande, si ce n’est pas de la chance. 

 Solfatares désigne des cratères d’origine volcaniques dont s’échappe des fumerolles chargées en souffre. 

 On s’arrête ici pour une demi-heure, je passe donc 30 minutes à discuter avec Jakub. On parle de beaucoup de choses. J’apprends notamment qu’il est tchèque et travaille en Islande durant la haute saison. On parle ensuite de mon trek et de mon objectif, puis il me dit qu’il a fait l’intégralité de la Pacific Crest Trail, ce sentier de randonnée de plus de 4 000 kms qui parcours tout l’ouest des États unis du Nord au sud, en 3 mois. Il regarde mon sac et me dit ça aux états unis ils appellent cela un sac d’européens très solide mais lourd.

Il termine par me montrer le sien, c’est le sac de la marque Hyperlite Mountain Gear. On en parle un peu, je le regarde, l’essai, je suis convaincu mon prochain sac à dos est un Hyperlite. 

Je lui demande ensuite si il connaît l’hôtel : Icelandair Hôtel Myvatn, la réponse « yes I will drop there, no problem » (oui je peux t’y dépose pas problème). Je suis gêné et recommence avec mes « Thank You, Thank You, … » et 20 minutes plus tard il me dépose effectivement sur le parking devant l’hôtel. Waoouh, Les humains peuvent être exceptionnels. 

Une journée de pause a Reykjahlid 

J’ai passé deux nuits à l’Icelandair Hôtel Myvatn afin d’avoir une journée complète de repos. L’hôtel est vraiment très agréable dès l’entrée, il offre une décoration « Class » mais pas « Bling Bling » uniquement du mobilier de qualité aux couleurs pastel. A la réception, j’ai demandé que l’on m’indique la pharmacie, elle est derrière la superette, parfait je dois y aller. Je vais d’abord à la supérette, elle est absolument minuscule mais il y a tout ce qu’il faut. J’achète des céréales après 5 jours a ne manger que ça je suis à court. Je prends également quelques soupes en poudre, des sacs de congélations. Près de la caisse, je passe devant des Focaccia pas vraiment local mais j’ai tellement faim, j’en prends trois. Pour finir, j’achète ma bouteille de gaz tellement désirée en faisant bien attention de prendre le bon modèle. Le jeune homme qui est à la caisse est d’une politesse vraiment appréciable. Il parle un anglais parfait, bien meilleur que le mien alors que je vis en Irlande depuis 4 ans. 

Départ pour la pharmacie qui est à 500 mètres derrière la supérette, j’engloutis deux focaccia sur la route. La pharmacie est fermée et demain ça sera pareil car on sera dimanche. 

Retour à l’hôtel pour demander à la réception du désinfectant. Ici encore l’Islande m’a impressionné, le réceptionniste à passer plus de 10 minutes à chercher. Il me donne une crème, je suis incapable de dire ce que c’était car les écritures étaient en islandais mais ça a été magique. 

Je passe le lendemain au repos complet, je fais le plein de calories et prépare mon sac pour le lendemain. 

Perdre mon chemin

Je vais attaquer maintenant la deuxième et dernière partie du trek. Je dois parcourir à peu près la même distance que celle que je viens de faire mais cette fois entre Myvatn et Askja. J’ai quitté l’hôtel le lundi matin après un excellent petit déjeuner. Le trajet devrait être plus simple à partir de maintenant car il y a un chemin, il est visible sur la carte et sur le GPS. 

La première partie de la journée consiste à suivre la route qui borde la rive est du lac Myvatn. Cette partie est facile je suis reposé mon sac est moins lourd, j’avance vite. Le lac de Myvatn est superbe, il y a 12 kms entre Reykjahlid et la pointe sud du Lac que j’atteins en milieu de matinée. 

Lac Myvatn, Islande. Trek Islande, Randonee.

Lac Myvatn, Islande.

Myvatn est le troisième plus grand lac d’Islande, il couvre une superficie de 37km². Le lac et c’est alentours font partie d’une zone protégée depuis 2004.  

 La deuxième partie de la journée, je dois emprunter une piste que je trouve facilement au sud du lac. Je continue sur cette voie pendant plusieurs kilomètres jusqu’à atteindre ce qui ressemble à l’intersection de deux pistes. Je vérifié le GPS, la carte et la boussole après un peu d’hésitation je décide de partir sur la gauche. 

Quand j’arrive au bord d’une rivière, ce qui ressemblait de moins en moins à une piste disparait complètement pour laisser place à un sillon qui longe la rivière. J’ai visiblement manque quelque chose. 

Je passe toute l’après-midi à lutter contre la pluie et la végétation. Les arbustes ne sont pas hauts mais complique ma progression. Cependant le principal problème est qu’ils sont pleins d’eau et que mes chaussures finissent par être trempées malgré les guêtres. 

A 18 heures, je décide de camper pour la nuit pas loin de la rivière, je suis complément trempé, je n’ai pas atteint mon objectif et j’ai perdu le chemin. J’arrive à joindre ma copine avec mon téléphone portable s’en suit une chasse au chemin pendant 20 minutes.  

Elle cherche sur Google Map une trace de chemin sur la vue satellite en utilisant mon point de repère, ma position GPS que j’ai partage grâce Garmin Inreach. De mon côté j’utilise ce dernier, ma carte et ma boussole pour essayer de le localiser. Le verdict, je suis a moins de deux kilometres au sud de la piste.  

Le lendemain mes vêtements non absolument pas séchés et mes chaussures sont gorges d’eau. Je déteste avoir les pieds trempes, je suis un peu chochotte sur ce point-là. Heureusement, j’ai mon arme secrète des chaussettes imperméables, merci à Sealskinz pour cette invention incroyable. J’enfile donc ces chaussettes que j’avais peu utilisées jusque-là, mes chaussures ont beau  être pleines d’eau mais pieds sont au sec. 

Je me dirige plein nord pour rejoindre la piste au plus vite si c’est bien la bonne direction … Après trente minutes passées à me battre contre la végétation et un marais je vois apparaitre une tente, ça c’est un excellent signe. 10 minutes plus tard je vois la piste, je ne comprends pas comment j’ai fait pour me perdre sur un chemin pareil. 

Il s’agit d’une route entretenue par les services publics d’Islande. Ce n’est pas une route goudronnée, on a simplement aplani le sol et retirer les plus gros rochers mais c’est parfaitement praticable pour tous types de véhicules. 

Maintenant, que j’ai trouvé ou retrouvé, le bon chemin, je vais pouvoir me diriger vers mon objectif du jour le refuge Botni. 

Après une dizaine de kilomètres la route qui mène au refuge change complément. Elle devient clairement et uniquement praticable par 4×4, elle passe d’une route parfaitement plate et droite a une piste torturée faite de coulées volcaniques. 

Le paysage s’est métamorphosé par trois fois en une seule journée. Je suis passe d’une zone verdoyante composée d’arbustes hauts d’un mètre, à une plaine parfaitement plate au sol de cendre pour finir sur un terrain uniquement constitué de coulée de lave. Ce changement de paysage est une des caractéristiques qui rend l’Islande si spéciale avec ces contrastes. 

Le parc naturel de Vatnajökull

Islande trek randonee

J’arrive à l’entrée du parc naturel de Vatnajökull.  

 Le Vatnajökull est à la fois le deuxième plus grand glacier d’Europe mais le plus grand parc naturel. (Site Internet du parc: https://www.vatnajokulsthjodgardur.is/en / )  

 Je finis par atteindre le refuge Botni. Le cadre est exceptionnel. Cette cabane est située au milieu de ce paysage volcanique et au bord d’un petit lac à l’eau cristalline, c’est magnifique. 

Le refuge est construit sur le même modèle que celui ou j’avais dormi lors de mon précèdent voyage en Islande. Une première pièce sans mobilier qui permet de laisser les chaussures et de faire sécher vêtements et équipement. Puis une deuxième pièce qui contient sur chaque côté des lits supposes. Cette chambre fait également office de cuisine, un poêle à gaz et deux tables rétractables sont à disposition. Je profite du lac pour y trempe mes pieds tout en continuant la lecture du roman La foret des mânes. Je me prépare ensuite un excellent plat de pâtes lyophilisé grâce à la bouteille de gaz que j’ai maintenant. Ce fait du bien de manger chaud. Le lendemain devrait être l’avant dernière journée de marche. 

 En partant du refuge au matin, je n’oublie pas de payer, en plaçant l’argent dans la boite aux lettres prévue à cet effet. L’objectif du jour consiste à atteindre un second refuge, Dyngjufell. Aucune difficulté particulière ne se présente, seuls les points d’eaux se font plus rares. 

Cette journée en Islande est celle que j’ai le moins apprécié, sur toute la durée de mon voyage.. J’ai ce sentiment, à cause de la monotonie de la route. En effet, j’ai parcouru les 20 kilomètres qui séparent les deux refuges, sur la piste qui était redevenue cette route toute droite. 

J’arrive facilement au refuge qui est la copie conforme du précèdent en termes d’installation. Il se trouve cependant à flanc de montagne et est bordé par une rivière. Quand j’arrive il y a une tente d’installée le même modèle que la mienne mais en version deux places. 

Je commence à me faire à manger puis je commence à lire. Après quelques minutes la tente s’ouvre en sors un jeune d’homme d’une vingtaine d’années. Il vient me rejoindre près du refuge et on discute une vingtaine de minutes. Il est canadien cela fait deux semaines qu’il est en Islande et a décidé de passer sa troisième semaine à faire un trek entre Myvatn et Askja. 

La suite de nos plans est identique, continuer jusqu’au prochain refuge pour prendre un bus direction Myvatn. La seule différence est que lui souhaite passer une journée au refuge avant de prendre le bus. On devrait donc se croiser de nouveau le lendemain.  

Je passe toute l’après-midi à lire dans ma tente que j’ai installé près du refuge. Je mange mes biscuits et mes céréales sans vraiment me limiter, c’est ma dernière journée de camping en Islande. Je dois appeler ma copine pour qu’elle me réserve un hôtel à Reykjahlid, mon second point de départ. Il n’y aucune réception au refuge. C’est parti pour l’ascension de la petite montagne qui longe le refuge. Qui n’a jamais gravi une montagne pour parler à sa copine ? 

La journée de lendemain va être la dernière mais aussi la plus difficile, mais pas pour la raison à laquelle je m’attendais. En suivant la piste il y a autour de 30 kms à parcourir car la route fait une boucle, avec aussi pas mal de dénivelé. De plus, je dois atteindre le refuge pour 15h00, heure de départ du bus. Pour la première fois je mets le réveil a 5hoo même si j’ai de grandes chances d’être réveillé. 

La montée vers Askja, Islande.

Trek islande, Randonnee Islande

Lac du volcan Aska en Islande

A 5h45, je quitte le refuge pour ma dernière journée. A peine un kilomètre après le refuge je découvre un chemin balise qui n’apparaissait ni sur le GPS, ni sur la carte. Le chemin monte abrupte en ligne droite vers le sommet du volcan, cela va être plus physique mais devrait me faire gagner un temps précieux pour atteindre le refuge à l’heure. 

Ce passage monte vraiment tout droit, la pente est raide mais je vais économiser 15 kilomètres. Deux heures, après le début de l’ascension le vent commence à se lever. 30 minutes plus tard c’est une véritable tempête, un vent terrible, de la glace qui me fouette le visage. Je suis trempe et j’ai froid. Les piques jaunes de balisage commencent à être de plus en plus difficile à voir. 

Ce qui devait arriver arrive, je ne trouve pas le prochain piquet. Je perds le chemin à nouveau mais cette fois c’est vraiment embêtant, au-delà de manquer de bus je commence à être inquiet. Va s’en suivre ma marche la plus complique en Islande. 

Je me dirige uniquement avec ma boussole en recopiant l’azimut donne par mon GPS. Je monte, je descends, je traverse des plaques de neige, des plaques de glace. Le vent s’amplifie plus je monte, il est glacial. Je pense avoir passé le sommet trois fois avant d’être sûr de savoir de quel côté j’étais. 

De l’autre cote les conditions ne sont pas vraiment meilleures, le vent et la grêle sont remplacés par le brouillard et la pluie. Je suis toujours ma boussole complètement trempe et gelé. Le sol relativement plat laisse place à des tranches de deux mètres de haut de roches volcaniques coupantes comme des rasoirs. 

J’avance plus d’une heure dans ce piège en sautant et en escaladant. Les roches me déchirent les pieds même au travers des chaussures qui sont pourtant épaisses. 

Je finis par atteindre la piste, c’est un énorme soulagement. De nombreuses voitures passent, j’en arrête deux pour m’assurer que je vais bien dans la bonne direction. La deuxième me dit que le refuge n’est qu’a deux kilomètres. Je pense ce n’est rien ça, dans 20/30 minutes je suis au chaud et au sec et je suis dans les temps pour le bus. 

5 kilomètres plus loin je n’ai toujours pas croisé le refuge. Est-ce que je l’ai passé ? ou est-ce plus loin ? La pluie est terrible et j’ai vraiment froid. 

 Je me dis que le stop à marche une fois, pourquoi ne pas réessayer ? Le deuxième s’arrête incroyable, c’est un car d’excursion. La guide me dit qu’ils peuvent me déposer un peu plus loin gratuitement ou à Reykjahlid en payant un peu. Ce sera Reykjahlid. Trois heures de trajets nous séparent de l’arrivée. Je discute avec une famille italienne et avec une femme allemande. On parle de mon voyage, de l’Islande et ils m’expliquent qu’ils étaient en excursion pour découvrir Askja mais qu’ils ont presque fait demi-tour immédiatement à cause des conditions météo. Je peux comprendre. 

 Je profite du paysage à l’arrière du bus. J’écoute la guide donner des informations intéressantes sur l’Islande.  

 J’apprends notamment que les islandais n’utilisent pas de noms de famille mais des patronymes. Le nom des femmes islandaises est donc prénom du père suivi de “dóttir”, pour les hommes on ajoute “son” nom au prénom du père. 

 Deuxième fait qu’elle partage est la création de l’Íslendingabók qui est une base de données, crée à l’initiative du gouvernement. L’objectif de ce programme est de recense tous les islandais qui ont jamais vécu. A ce jour cette base contient à ce jour 95% des islandais nés depuis 1700 sans portant dépasse le million d’individu. Quand je disais que c’est un pays à faible population. 

En arrivant à Reykjahlid, le bus s’arrête devant la supérettes que je connais bien maintenant. Je tente de localiser l’hôtel ou j’ai ma réservation. C’est à 3 kms sur la route qui longe le lac, la même route que j’ai emprunté quelques jours plus tôt en direction d’Askja. 

L’hôtel, le Vogar Travel Service, n’en est pas vraiment un. Cet établissement propose en fait plusieurs formules une zone de camping sous tente, une zone pour caravane, des chambres communes et des chambres individuelles. A l’entrée se trouve une pizzeria ce sera mon deuxième arrêt après la réception. Je m’installe sur la terrasse de la pizzeria. Je commande une quatre fromages, je dévore je n’ai rien mange depuis le matin à 5h30. 

La chambre est vraiment plus que correcte, la propreté est irréprochable. Bien que laissant mes chaussures et guêtres dans le couloir de petits cailloux volcaniques tombe de ma veste et de pantalon. Cela est dû à mes aventures du matin. 

Cet hôtel marque définitivement la fin de ma découverte de l’Islande sauvage. Le lendemain je prendrais le bus direction Akureyri puis un avion à destination Reykjavík. Je passerai ensuite une nuit a l’Icelandair Natura hôtel et ainsi récupérer mon sac d’affaire propres que j’y ai laissé.   

Conclusion 

Encore l’Islande m’a offert une expérience extraordinaire au travers de ce trek de 10 jours. Il est impressionnant à quel point une randonnée sur plusieurs jours seul dans une nature sauvage et préservée peut vous amener à réfléchir et en apprendre plus sur vous-même. J’ai également appris des erreurs commises dans mon organisation et sur le matériel utilisé. Je reviendrai en Islande cela est certain probablement four faire le trek du Laugavegur. 

 Merci d’avoir lu cet article sur mon trek en Islande. Si cela vous a intéressé, n’hésitez pas à le partager. 

Catégories : Islande

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voulez-vous recevoir l'article en Pdf ?